Le mouvement comme anti-douleur ?

Pourquoi on vous demande de bouger lorsque vous avez mal au dos ?

Il existe plusieurs mécanismes qui expliquent pourquoi le mouvement soulage généralement les douleurs du dos, du cou, des articulations ou encore des muscles.

Le mouvement agit comme un antidouleur naturel

Lorsque nous bougeons, notre système nerveux produit différentes substances qui diminuent la perception de la douleur, notamment les endorphines, des « morphines naturelles » du corps.

En parallèle, le cerveau reçoit davantage d’informations liées au mouvement et porte moins d’attention aux signaux douloureux. La douleur peut alors être perçue comme moins intense.

Le mouvement rassure le système nerveux

La douleur n’est pas toujours causée par une blessure ou une lésion. Elle dépend également de la façon dont le cerveau évalue une situation.

Son rôle est avant tout de nous informer d’un danger potentiel.

Lorsqu’une zone du corps bouge sans qu’aucun problème ne survienne, le cerveau reçoit le message que ce mouvement est possible et qu’il n’est pas forcément dangereux. Le niveau d’alerte peut alors diminuer, entraînant une diminution de la douleur.

Les tissus ont besoin de mouvement

Les muscles, les tendons, les ligaments, les disques et les articulations sont des tissus vivants qui ont besoin de mouvement pour fonctionner correctement.

Bouger permet notamment :

  • d’améliorer la circulation sanguine ;
  • d’apporter de l’oxygène et des nutriments aux tissus ;
  • de favoriser l’élimination de certains déchets métaboliques.

C’est particulièrement important pour le cartilage des articulations, dont la nutrition est permise par les phénomènes de compression et de décompression générés par le mouvement.

Le mouvement réduit les raideurs

Lorsqu’une zone est douloureuse, les muscles ont tendance à se contracter davantage. Une sensation de raideur apparaît alors et les mouvements semblent plus difficiles.

Le mouvement permet progressivement de diminuer cette sensation de « rouille », de retrouver de la souplesse et d’améliorer le confort au quotidien.

Le mouvement détourne l’attention de la douleur

L’intensité de la douleur est influencée par l’attention que nous lui accordons.

Par exemple, lorsque nous marchons, notre attention est également portée sur notre environnement, nos déplacements, nos pensées ou encore nos interactions avec les autres.

Le cerveau ne se focalise alors plus uniquement sur la douleur, ce qui peut contribuer à la rendre moins présente.

Attention : certaines douleurs sont aggravées par le mouvement

Bien que le mouvement soit généralement bénéfique, certaines douleurs peuvent au contraire être aggravées par l’activité.

Si la douleur augmente de façon importante, si elle devient inhabituelle ou si elle s’accompagne d’autres symptômes inquiétants, il est important de consulter votre médecin afin d’en rechercher la cause.

Bouger oui, mais comment lorsque l’on a mal ?

Lorsque l’on parle de mouvement, il ne s’agit pas nécessairement de pratiquer un sport.

Bouger c’est aussi :

  • marcher ;
  • réaliser quelques exercices doux au sol ;
  • jardiner ;
  • se déplacer à vélo ;
  • nager ou bouger dans l’eau ;

L’important est d’adapter le type et la quantité de mouvement à votre situation et à votre niveau de douleur.

En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil à votre kinésithérapeute ou à votre chiropracteur.

 

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